LA DÉPÊCHE DU CCAPL – 6 mars 2026

Le week-end dernier, les États-Unis et Israël ont attaqué le « Régime des Mollahs » à la tête de l’Iran. En réponse à ces frappes, le Régime a riposté en visant tous les alliés américains dans la région : Israël évidemment, mais aussi des bases militaires située dans les Pays du Golfe, en Irak, en Jordanie, …

Ces dernières semaines, Les relations entre la République islamique et les États-Unis étaient pourtant au centre de l’actualité en raison de négociations – que certains affirmaient même prometteuses – au sujet de la question de l’enrichissement nucléaire iranien.

Les frappes du week-end dernier ont entre autres causé la mort du Guides Suprême, Ali Khamenei. Depuis, les réactions sont partagées entre pro- et anti-régime.

Selon les premières informations, les autorités islamiques préparent quant à elle la succession. Plusieurs noms sont envisagés : Mojtaba Khamenei (le fils du défunt guide), Ali Larijani (président de Conseil National de Sécurité), Alireza Arafi (un membre du Conseil des gardiens – Voir l’article de Sabrina Mervin), … Aucune décision n’a pour l’instant été communiquée, poussant le président américain Donald Trump a exigé avoir son mot à dire dans le choix de la nouvelle tête pensante de la République islamique (voir l’article de l’AFP)

Comme nous le disions plus haut, aucun pays de la région n’est épargné par la riposte iranienne. En une semaine, le Moyen-Orient s’est embrasé !

Aux Émirats arabes unis, la célèbre Dubaï a essuyé les tirs iraniens :

En Irak, l’ambassade des États-Unis a été attaquée par des manifestants pro-iraniens :

Le Qatar, pourtant connu pour son rôle de médiateurs ces dernières années, a lui-aussi été touché par la riposte iranienne :

La Turquie qui partage une frontière terrestre avec la République islamique, a été jusqu’à présent relativement épargné par les frappes iraniennes :

Notons néanmoins que le système de défense de l’OTAN – dont la Turquie fait partie – a intercepté Un missile balistique tiré depuis l’Iran (Voir l’article de l’AFP & La RTBF).

Un autre front suscite également de grandes inquiétudes : celui de la frontière israélo-libanaise (Voir l’article de l’AFP). En effet, bien que le gouvernement libanais œuvrait depuis plusieurs mois au désarmement de la milice chiite du Hezbollah, celui démontre aujourd’hui qu’il est encore loin d’être réduit au silence (Voir l’article d’Elie Kosseifi).

L’État hébreux profite dès lors de cette occasion pour répliquer et étendre sa zone d’influence au Sud Liban (Voir l’article d’Armin Messager) :

Cette intensification des frappes sur le Pays du Cèdre se fait au grand dam de la population, à nouveau déplacée.

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