LA DÉPÊCHE DU CCAPL – 27 mars 2026

L’Iran- Liban et l’Irak:  L’article explique que les mouvements de contestation en Iran, au Liban et en Irak marquent un tournant : des populations majoritairement chiites s’opposent à la guerre et à l’influence iranienne, remettant en cause les régimes et milices qui prétendaient parler en leur nom.Il montre ainsi que ce « moment chiite » affaiblit l’axe régional dominé par l’Iran, en révélant une fracture entre les sociétés civiles et les logiques géopolitiques et militaires imposées par leurs dirigeants (Voir l’article de Sabrina Mervin & Sarra Grira). 

Qom, Iran, 2020. Le dôme de la mosquée Jamkaran arbore le drapeau rouge, couleur du sang des martyrs, sur lequel est inscrit Ya li-thaaraat Al-Hussein («  Aux vengeances de Hussein  ».) Ce drapeau avait déjà été hissé en 2020 après l’assassinat du général Ghassem Soleimani. Il est de nouveau déployé le 1er mars 2026 à la suite de l’assassinat du Guide suprême Ali Khamenei. © DR

Le Maghreb: L’article explique que les pays du Maghreb, notamment le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, évitent de condamner les États-Unis dans la guerre contre l’Iran, en raison de leurs intérêts stratégiques et de leur volonté de préserver leurs relations avec Washington. Il montre aussi que ces positions sont influencées par des enjeux régionaux comme le Sahara occidental et les alliances politiques et économiques, même si elles peuvent susciter des oppositions internes dans ces pays (Voir l’article de Khadija Mohsen-Finan).

De gauche à droite : le roi du Maroc Mohammed VI, le président tunisien Kaïs Saïed et le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Photomontage Orient XXI

Le Yémen: L’article explique que le Yémen représente pour l’Iran un levier stratégique important face à ses adversaires régionaux, notamment l’Arabie saoudite, en s’appuyant sur les rebelles houthis pour étendre son influence sans s’engager directement. Il montre aussi que ce soutien reste pragmatique et limité : le Yémen est surtout une « carte de réserve » que l’Iran peut activer ou moduler selon ses intérêts dans les rapports de force régionaux (Voir l’article d’Afrah Nasser).

Sanaa (Yémen), le 6 mars 2026. Des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place Sabeen, contrôlée par les Houthis soutenus par l’Iran au Yémen, pour protester contre l’assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes aériennes états-uniennes et israéliennes et pour condamner les attaques contre l’Iran. © Mohammed Hamoud / ANADOLU / Anadolu via AFP

Soudan: L’article rapporte que deux frappes de drones au Soudan, l’une dans l’État du Darfour‑Nord et l’autre dans le Kordofan‑Nord, ont tué au moins 28 civils, dont un nourrisson, et blessé plusieurs dizaines d’autres, malgré les appels répétés de l’ONU à épargner les populations civiles dans le conflit entre l’armée et les Forces de soutien rapide (Voir l’article de l’AFP).

Bases américaines au Moyen-Orient: L’article explique que les bases militaires américaines au Moyen-Orient sont présentées comme des outils de stabilité et de dissuasion, mais qu’elles alimentent aussi les tensions en devenant des cibles pour des attaques et en renforçant les rivalités régionales. Il souligne ainsi qu’elles peuvent paradoxalement accroître le risque d’escalade militaire, en contribuant à une spirale de confrontations entre puissances locales et internationales (Voir l’article d’Oumma).

© Oumma

Guerre au Moyen-Orient : l’Iran autorise les bateaux « amis » à traverser le détroit d’Ormuz. 

 Le Conseil du Golfe:  L’article publié sur Arab News FR rapporte que le Conseil de coopération du Golfe (CCG) accuse l’Iran d’alimenter l’escalade régionale et appelle à l’arrêt immédiat des attaques contre les infrastructures énergétiques, tout en exigeant que les pays du Golfe soient inclus dans toute discussion diplomatique sur la guerre avec Téhéran. Il souligne également la volonté du CCG d’envoyer un message unifié à l’Iran pour préserver la sécurité régionale et éviter une nouvelle escalade des tensions (Voir l’article d’Arab News). 

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP) 

Iran:  L’article rapporte que le Pakistan confirme que des pourparlers indirects ont lieu entre les États‑Unis et l’Iran via Islamabad, qui joue un rôle d’intermédiaire pour tenter de mettre fin à la guerre.Le ministre pakistanais précise que Washington aurait transmis une série de points à Téhéran, actuellement examinés, bien que l’Iran affirme ne pas vouloir négocier directement et souhaite continuer à résister selon ses propres conditions (Voir l’article de l’AFP). 

Des négociations indirectes sont en cours pour mettre fin à la guerre en Iran et Islamabad joue le rôle d’intermédiaire, a confirmé jeudi le ministre des Affaires étrangères pakistanais, Ishaq Dar. © AFP

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *