LA DÉPÊCHE DU CCAPL – 20 mars 2026

Algérie: L’article explique que la militarisation et la fermeture des longues frontières du sud de l’Algérie, censées assurer la sécurité, désorganisent en réalité les échanges traditionnels et fragilisent les économies locales des populations du désert. Il montre que ces politiques coupent des sociétés historiquement interconnectées, aggravant la pauvreté et les tensions sans résoudre durablement les problèmes sécuritaires (Voir l’article de Said Boudour & Aboubaker Khaled).

Depuis des millénaires, les peuples du Sahara ne connaissent pas de frontières, leur mode de vie est basé sur le nomadisme et la liberté de mouvement. © DR & Wikimedia Commons

Irak : Le pays, frontalier de l’Iran, se voit progressivement gagné par la violence qui secoue son voisin. En effet, l’Irak abrite des bâtiments et des sites occidentaux et américains, se muant en cibles de choix dans le contexte de guerre actuel.

L’Irak est devenu un terrain de confrontation indirecte entre l’Iran et les États-Unis (et leurs alliés), subissant des frappes et attaques des deux camps, notamment via des milices et des bombardements sur son territoire.

Il montre que cette situation fragilise fortement le pays, révélant ses divisions internes et risquant de l’entraîner dans une nouvelle spirale d’instabilité politique, sécuritaire et économique (Voir l’article d’ Héloïse Wiart). 

Erbil, le 4 mars 2026. Le complexe résidentiel «  Pape François  », situé dans le quartier d’Ankawa à Erbil, à majorité chrétienne, et associé à l’archidiocèse chaldéen d’Erbil. Il a été gravement endommagé à la suite d’attaques à l’arme à feu menées par des groupes armés irakiens. © Julia Zimmermann

Le pays doit également faire face aux conséquences du blocage du détroit d’Ormuz, freinant ses exportations de pétrole.

Iran : La République Islamique a un nouveau guide, en la personne de Mojtaba Khamenei, fils de feu Ali Khamenei.

À l’occasion de son premier « discours », le guide a affirme que le régime se vengera l’agression américano-isralienne :

Le pays subit en effet de plein fouet la puissance de feu des deux alliés. Parmi les frappes, notons des destructions et des incendies dans plusieurs raffineries, ayant pour conséquence la saturation de l’air en produits chimiques et des pluies de carburant.

L’article explique que, derrière les discours officiels, les États-Unis et Israël poursuivent surtout des objectifs de domination stratégique au Proche-Orient, en cherchant à affaiblir l’Iran et à imposer un rapport de force favorable, plutôt qu’à « libérer » des peuples ou stabiliser la région.

 L’article décrit concrètement à quoi ressemblerait une guerre contre l’Iran : un conflit complexe, asymétrique et très destructeur, où le pays ne pourrait pas rivaliser directement avec les États-Unis mais miserait sur des missiles, des réseaux régionaux et des actions indirectes pour riposter. Il montre aussi que cette guerre aurait des conséquences majeures pour toute la région (Golfe, Moyen-Orient), avec un risque d’escalade généralisée et des impacts économiques et humains considérables bien au-delà du seul territoire iranien (Voir l’article de Marmar Kabir). 

Minad (Iran), le 3 mars 2026. Sur cette photo aérienne diffusée par le Centre de presse iranien, des personnes en deuil creusent des tombes lors des funérailles d’enfants tués lors d’une frappe dans la province iranienne d’Hormozgan. Le 28 février, une bombe avait frappé l’école primaire de filles Shajareh Tayyebeh pendant les cours. Le bâtiment s’était effondré sur les salles de classe où se trouvaient encore les élèves. Selon les autorités iraniennes, le bilan est estimé entre 165 et 180 morts, majoritairement des écolières âgées de 7 à 12 ans, et environ 95 blessés. © IRANIAN PRESS CENTER / AFP

L’article explique que la situation dans le détroit d’Ormuz, passage clé par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, est extrêmement tendue à cause du conflit, perturbant fortement les exportations et faisant grimper les prix de l’énergie. Il souligne que toute fermeture ou perturbation durable de ce passage aurait des conséquences économiques mondiales majeures, en particulier pour les pays dépendants du pétrole du Golfe, notamment en Asie (Voir l’article d’Al Jazeera).

Liban : Au pays du Cèdre aussi la guerre fait des ravages. Le dernier bilan fait état de plus d’une dizaine de morts et de blessé dans des frappes israéliennes :

Conséquence de ces bombardements, des milliers de Libanais sont forcés de fuir leur maison, leur ville, voire leur région.

Maroc : Coup de tonnerre, la coupe de la CAN change de main ! Deux mois après la finale, le Sénégal se voit retirer son titre de champion d’Afrique au profit de son dauphin, le Maroc. Alors qui a gagné ?

Le Sénégal a d’ores et déjà annoncé faire appel de cette décision.

Palestine : Les habitants de Gaza célèbrent l’Aïd al-Fitr pour la première fois depuis trois ans sans les bruits de la guerre, en accomplissant la prière au milieu des ruines laissées par les bombardements. Malgré cette accalmie, la joie reste mêlée à la douleur et aux pertes, avec des scènes marquées à la fois par la résilience des habitants et les traces profondes du conflit (Voir l’article d’Al Jazeera).

D’autant que les conditions de vie sont loin de s’être sensiblement améliorées. De nombreux gazaouis vivent encore sous tentes en raison des nombreuses destructions dans l’enclave. Cette semaine, une tempête de sable s’est abattue sur les déplacés.

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